09/12/20205min
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LE MONDE ENTIER A LES YEUX BRAQUÉS SUR LES VACCINS

EXPÉRIMENTAUX CONTRE LA COVID-19 DERNIÈREMENT

ANNONCÉS PAR PFIZER, ENTREPRISE PHARMACEUTIQUE

ZURICHOISE, ET LA SOCIÉTÉ AMÉRICAINE MODERNA. LE

POINT AVEC LE PROFESSEUR DIDIER TRONO, ACTIF AU

LABORATOIRE DE VIROLOGIE ET GÉNÉTIQUE À L’EPFL, ET MEMBRE DE LA TASK FORCE COVID-19 DU CONSEIL FÉDÉRAL.

 

INTERVIEW

 

DEUX VACCINS ARRIVENT SUR LA SCÈNE DE LA PANDÉMIE. PEUT-ON VRAIMENT SE RÉJOUIR DE CETTE NOUVELLE ?

 

Didier Trono. – On a de bonnes raisons de se réjouir.

Ces premiers vaccins qui ont été produits, puis testés jusqu’à la 

« phase 3 » (stade qui précède immédiatement une possible demande d’homologation, ndlr.), sont une très bonne nouvelle, dans la mesure où les réponses chez les personnes traitées sont assez spectaculaires. Cela dit, je ne connais pas avec exactitude le profil démographique des individus vaccinés : ils n’appartiennent pas forcément à des populations à risque, comme le sont par exemple les personnes âgées. Les premiers résultats demeurent néanmoins encourageants.

 

EN FAIT, CES DEUX PRODUITS NE SONT PAS DES VACCINS CLASSIQUES. ILS SE BASENT SUR UNE TECHNOLOGIE NOUVELLE, DITE DE L’ARN MESSAGER (ACIDE RIBONUCLÉIQUE). QU’EN PENSEZ-VOUS ?

 

En effet, les vaccins de Pfizer et de Moderna sont une nouvelle manière de faire des vaccins. Ils se basent sur une technique qui, jusqu’ici, n’avait jamais marché : les vaccins à base d’ARN ont été essayés dans les domaines du cancer par exemple, sans résultat. Dans le cas de la SARS-CoV-2, on injecte de l’ARN qui est directement traduit en protéines virales afin de déclencher une

réponse immunitaire, et ça a l’air de fonctionner.

 

 

Retrouvez l’interview complet réalisé par notre journaliste Pablo Davila dans l’édition du Mag’ de décembre, dès demain dans vos boîtes aux lettres.