Augmentation des divorces au printemps, qu’en est-il en novembre?

11/11/20206min
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La 1ère vague Covid a fait des dégâts au printemps. Le confinement avait mis les couples à rudes épreuves et on avait noté une forte augmentation de divorces. Nous avons voulu savoir si la tendance était encore à la hausse en ce mois de novembre. On fait le point avec la plateforme easydivorce.ch, qui permet des procédures de séparation et de divorce via Internet.


La plateforme n’a pas enregistré d’augmentation significative pour cette 2ème vague COVID. Les chiffres sont stables que ce soit en termes de demandes de divorce ou de trafic sur le site internet easydivorce.ch (en comparaison avec 2019 à la même période). Lors de la première vague, Maeva Di Fazio; chargée de communication; nous explique qu’ils avaient remarqué les augmentations suivantes :

 

  • Mars +25%
  • Avril +50%
  • Mai-juin +75%

 

Ces chiffres valent pour le Jura, qui de façon générale, a enregistré environ 50% d’augmentation durant toute la première vague.

 

La différence entre les deux pics COVID réside surtout dans le fait que cette fois-ci nous ne sommes pas autant confinés que la fois précédente. La première vague avait été un choc pour tout le monde et le confinement était plus strict, ce qui a créé beaucoup de tensions dans les couples qui s’étaient retrouvés ensemble 24/24h du jour au lendemain. De façon générale, easydivorce.ch  enregistre toujours des pics de demandes à la suite de périodes où les gens se retrouvent ensemble (comme les vacances par exemple). De plus, les cabinets d’avocats étaient fermés pour la grande majorité, les couples se sont donc tournés plus facilement vers les services de divorce en ligne.

 

« Lors de cette 2ème vague, le choc psychologique est moindre et la situation épidémique a été intégrée à nos vies quotidiennes. Nous pensons que cela se répercute sur nos statistiques, le sentiment d’urgence à se divorcer est amoindri par un confinement plus léger. Il faudrait attendre la levée des mesures (s’il n’y en a pas de nouvelles), pour mesurer réellement l’impact de la 2ème vague sur les demandes de divorce, pour le moment les chiffres restent stables. » explique encore Maeva Di Fazio.